Pour notre première journée complète dans le Parc du Kruger autour de la région de Skukuza et on peut dire que l'on sera gâté au delà de nos espérance. Le parc nous a donné offert de grandes émotions, en une journée sur les routes du parc, nous verrons quasiment tous les animaux que l'on espérait voir sur tout notre séjour à l'exception du rhinocéros. 

Ce matin nous avons réglé le réveil aux aurores pour aller voir les animaux lors de leur phase la plus active de la journée. En effet, la faune préfère éviter les grosses chaleurs et c’est à ce moment là que l’on a plus de chance de les apercevoir. Les portes du camp ouvrent à 6h les matins de Juillet, à 6h03 nous les franchissons et nous retrouvons dans ce monde sauvage. Il fait encore presque nuit, petit à petit le soleil vient éclairer le ciel de couleurs pastels.

Nous roulons à basse vitesse dans l’espoir d’une rencontre avec un animal que l'on a pas encore vu la veille, pourquoi pas un fauve ? Nous marquons un temps d’arrêt à chaque fois que l’on traverse la riviere Sabi mais pour le moment rien, mis à part ce martin pêcheur posé sur un rocher.

Finalement, on voit sur un arbre perché un gros oiseau qui fait un drôle de bruit. On coupe le moteur et on tend l’oreille. Comme un bruit d’instrument, un bruit très grave qui ne semble pas être en accord avec cet animal.

Pour le moment, on voit surtout des oiseaux. Un peu plus loin dans un arbre, on repère un oiseau avec un bec de forme bizarre, une espèce de Hornbill ?

Sur le chemin qui longe la rivière Sabi, on tombe sur un groupe de singes. Ils sont plusieurs dans l’herbe et les autres dans les arbres. Ils sont très proches de nous.

Plus loin un babouin isolé passe derrière la voiture alors que l’on est arrêté à un point de vue sur la rivière dans l'espoir de trouver des crocodiles ou des hippopotames.

Enfin un gros animal, un éléphant qui broute sous les arbres au bord de la route. Il est magnifique, on ne se lasse pas de contempler la puissance calme que dégage cet animal.

On roule seul ce matin, nous n’avons quasiment pas croisé d’autres voitures sur cette route qui relie Skukuza a Satara. Le soleil se lève sur la savane, c'est magnifique et si calme.

Alors que l’on arrive à un autre pont, on arrive face à une belle scène qui nous fait monter le niveau d’adrénaline. Un troupeau d’éléphant vient s’abreuver dans le lit de la rivière. Il y a des adultes et des éléphanteaux, le plus petit jour avec sa trompe, il est vraiment mignon. 

Puis le groupe quitte d’un pas lent la rivière pour rejoindre la forêt. L’action n’a pas duré très longtemps, on est vraiment aux anges d’avoir pu assister à cette scène si mignonne. Les petits éléphanteaux sont vraiment adorables.

Nous continuons notre chemin, un vautour contemple les alentours perché sur une branche d’un arbre mort. 

Nous décidons de retourner au camp après un bilan assez maigre, pas de fauves, mais notre matinée est quand même compensé par cette belle image de la famille d’éléphants. Il faut vraiment avoir de la chance et être au bon endroit au bon moment sinon on ne voit rien. Et pour cela on se dit que seule la chance peut nous aider car ce sont des animaux sauvages, ce n’est pas le zoo, on ne peut pas commander les animaux sur un plateau. Sur le chemin du retour, on tombe sur un singe qui fait le guet.

On retrouve un autre éléphant, on ne sait pas dire si c'est le même que ce matin, car il n'est pas au même endroit.

Un oiseau aux couleurs changeantes du vert au bleu est juste à côté de nous, c'est une espère d'oiseau que l'on rencontrera le plus lors du safari, il y en a beaucoup.

Un peu avant les portes de campement, on trouve un nouvel animal, un kudu avec ses impressionnantes cornes torsadées.

Et enfin une famille de phacochères tout mignons.

Cette quête est vraiment comme un jeu pour adultes, on se prend à essayer de compléter notre tableau de chasse. Nous faisons un tour au shop du camp de Skukuza pour acheter un livre avec les espèces que l’on peut voir dans le parc, il y a une explication succincte et on peut cocher ceux que l’on a vu. On se donne une règle du jeu entre nous : on essaye de compléter le livre mais seuls les animaux photographiés suffisamment clairement comptent. A partir de maintenant, nous passerons toutes nos soirées au restaurant à identifier les animaux vus dans la journée et mettre une croix au tableau de « chasse ». Nous regardons une à une les photos et on complète avec une recherche sur internet pour confirmer, le plus c’est pour les oiseaux mais il y a des ressources en ligne pour nous aider. Comme les jours sont très courts, les portes du campement ferment à 17h30, cela comble nos soirées avec une activité idéale en relation avec notre environnement, on essaye d’en savoir plus sur les animaux et leurs habitudes, c’est fascinant de découvrir une telle richesse dans la nature sauvage, non seulement dans l’apparence mais dans le comportement aussi. Il y a les animaux sociaux, les animaux isolés, les animaux féroces, les agressifs, les placides, toute une palette de comportements différents. Nous prenons le petit déjeuner à côté du shop au restaurant Cattle Baron qui a une terrasse qui domine la rivière Sabi. Le cadre est enchanteur avec le soleil rasant sur la forêt. Les prix sont comme d’habitude très corrects et on mange avec un œil attentif sur la rivière au cas où il y aurait de l’activité. Nos yeux ne sont pas encore très experts, le serveur nous indique qu’il y a un crocodile juste là dans l’eau, il était sous nos yeux depuis le début et on l'avait confondu avec un tronc d'arbre et sinon beaucoup d’oiseux encore, mais pas de gros. On retourne à la voiture pour démarrer notre safari de la journée. Bien que l’activité des animaux soit réduite aux heures les plus chaudes. On ne veut pas rater notre chance quand même, au cas où. En sortant des portes du camp, on tombe quelques mètres après déjà sur une famille de phacochères. Il y en a vraiment beaucoup dans le coin.

On roule en direction du Sud, car la carte indiquait que c’est là que les fauves avaient été vus. Effectivement en pleine journée, il y a peu d’activité à part de nombreux groupes d’impala et de Nyala et la tête d'oiseaux bizarres, noir et rouge qui dépasse dans les broussailles 

Un énorme promontoire rocheux dépasse de la savane, on peut rouler jusqu’à son sommet avec le pickup, on peut sortir de la voiture, ça fait du bien de se dégourdir les jambes. Il y a des singes et des impalas.

La vue sur les étendues du Kruger est magnifique, ça doit être superbe au coucher du soleil. En plus comme on à où sortir, et qu’il n’y a pas d’autres voitures, on en a profité pour anticiper le problème d’absence de toilettes que l’on a eu la veille.  

On est maintenant dans la zone pointée sur la carte comme abritant léopard et lions. La zone est magnifique avec des promontoires rocheux, la route serpente autour du relief. Néanmoins toujours pas de lion à l’horizon, mais un peu plus loin on est attiré par un attroupement de voitures garées le long de la route, de chaque côté, créant un embouteillage. Tout le monde semble regarder sur la droite en hauteur, le guide d’un des véhicules de safari pointe un gros arbre. Avec le zoom de l’appareil photo on peut voir plus précisément et on voit la moitié du corps déchiqueté d’un impala accroché aux branches. Rien d’autre. Probablement que le léopard a tué l’animal et l’a accroché la haut pour le finir plus tard. En tout cas pour le moment il n’y a pas de trace de léopard dans les parages. On décide de continuer notre chemin et on se fraye un chemin difficilement au milieu des voitures garées qui elles restent la. On se dit que l’on a peut être pas fait le bon choix mais derrière nous les places sont déjà prises, plus moyen de reculer.

On laisse les autres et on roule quelques mètres pour tomber sur un guépard qui traverse furtivement devant nous, on n’a pas le temps de dégainer l’appareil photo ça va très vite.

 

Juste à l’instant après que le guépard ait disparu dans les broussailles, c’est une grosse hyène qui fait son apparition, comme si la hyène était en train de suivre le guépard. En tout cas , en quelques fractions de secondes, on a une montée d’adrénaline incroyable. La hyène plutôt que partir dans les broussailles à la suite du guépard decide de venir vers nous et s’approche de la voiture, c’est un moment intense car on ne sait pas ce qui va se passer. Par réflexe, je referme un peu la fenêtre au cas où, je ne connais pas le comportement de cet animal sauvage, mais finalement la hyène se détourne et repart dans la brousse. Que d’émotion ! Et quelle chance ! Alors que l’on avait roulé depuis Skukuza sans beaucoup de succès, on est gratifié sur quelques mètres et en plein milieu de journée en plus. 

On quitte le chemin principal pour aller voir le plan d’eau de Transport, en retrait au bout d’une piste. Le coin est très calme et on peut voir un crocodile bronzer au soleil et des oiseaux. 

Un troupeau d'impala s'approche du plan d'eau pour se désaltérer, ils se tiennent à bonne distance des crocodiles qui aimeraient surement en faire leur déjeuner

Un superbe Calao est perché sur une branche d'arbre.

Il y a plusieurs voitures garées face au plan d’eau, à côté de nous, une famille d’origine indienne profite de la sérénité de l’endroit. On discute par la fenêtre, et ils nous conseille d’aller voir du côté de Afsaal en haut d’une côte sur le bord de la route un groupe de lion dort tranquillement. Selon eux ils ne sont pas prêts de bouger et on devrait pouvoir les retrouver facilement. Sur leurs conseils, on reprend le chemin en sens inverse vers le Sud jusqu’à la rest station d’Afsaal. Sur le chemin, on croise enfin une girafe. Cela aurait été un des animaux les plus difficiles à voir pour nous lors de ce séjour dans le parc. Elle marche au milieu des arbres un peu loin de la route, mais avec son long cou et un œil attentif, impossible de la rater. Elle avance rapidement et c’est difficile de la suivre.

En même temps de l’autre côté de la route alors que l’on est concentré sur la girafe, ce sont des éléphants qui nous surprennent.

On continue notre route vers Afsaal et cette fois c'est un petit troupeau de zèbres que l'on dérange avec le bruit que l'on fait. Ils sont curieux et leur chef semble nous fixer du regard avec insistance.

Plus tard sur un des ponts qui enjambe la rivière, on tombe sur un immense troupeau de buffles dans le lit de la rivière. C’est impressionnant le nombre qu’ils sont.

Certains buffles semblent préférer être à l'écart du groupe, un des rebelle s'est installé dans un coin au calme, un autre mange les herbes de la rivière assechée

De l’autre côté du pont, à distance du troupeau de buffles, ce sont des genre de pélicans ? On n'est pas très sur. Mais que d’action aujourd’hui, on est déjà comblé !

Le paysage nous saisit par sa beauté, la rivière est presque à sec, laissant apparaitre dans son lit des rochers polis, des palmiers et des herbes bien vertes.

Plus loin, nous voilà arrivé dans cette fameuse côte où se trouvent les lions. Facile de les repérer, non pas parce que l’on a de bons yeux, mais par l’immense file de voitures arrêtées de chaque côté de la route. Là c’est vraiment l’anarchie, les gens sont garés sur le bord de la route de chaque côté, personne ne bouge, les voitures de devant peuvent sûrement voir les animaux mais tous les autres sont coincés derrière et ni ne voient rien, ni ne peuvent bouger pour tenter leur chance un peu plus loin en évitant cette cohue. Impossible, on reste tous bloqués dans cet embouteillage, la situation nous semble absurde et nous fait sourire, on est en pleine nature sauvage et on se retrouve coincé comme un vendredi soir de sortie de bureau en ville. Et puis les pauvres lions, ils sont probablement habitués à créer un tél événement à chacune de leur apparition mais quand même c’est ubuesque.

Ce sera bien le seul moment de notre séjour dans le parc Kruger que l’on ressentira qu’il y a du monde sur les routes du parc. La quasi totalité du temps, on était seul ou alors avec une autre voiture, pas plus. Même dans les camps, on était un peu inquiet après avoir réservé nos billets d’avion en Décembre, on s’est rendu compte que notre voyage coïncidait avec les vacances scolaires en Afrique du Sud, on avait lu dans les guides que les parcs et résidences seraient pleines à craquer et qu’il fallait éviter cette période. Finalement à part lors de cet attroupement autour des fauves, on a vraiment été tranquille et on ne regrette pas du tout d’être venu à cette période. Clairement on ne ressent pas la foule ni sur les routes ni dans les camps, c’est tout à fait faisable de voyager en Afrique du Sud pendant cette période de congés qui tombe chaque année de fin Juin à mi Juillet. Revenons-en à ces pauvres lions, on arrive à se faufiler entre les voitures garées n’importe comment et on fait une petite pause au Afsaal Rest Camp.

On laisse la voiture sur le parking, cela fait tellement du bien de marcher un peu, il y a des toilettes, un shop, un petit restaurant où l’on peut acheter des sandwichs fait dans du pain cuit sur place. On s’installe sur une table dehors entouré de singes près à venir dérober la nourriture à la moindre occasion qui se présentera.

Il y a aussi de beaux oiseaux pas farouches du tout. Le camp n’est pas entouré de grillages donc il ne faut pas s’aventurer seul trop loin, en plus on est dans une zone très dense en animaux.

C’est une pause très agréable, après un petit sandwich et un café on décide de retourner voir les lions, peut être qu’il y aura moins de monde maintenant qu’il est plus tard et que l’on approche de l’heure de fermeture des portes du parc. Cette fois-ci c’est un peu mieux et on arrive juste derrière une voiture qui nous explique que les lions sont sous l’arbre et qu’en fait c’est un lion et une lionne qui dorment. Ils se lèvent de temps en temps. C’est difficile de les apercevoir, on déplace un peu la voiture pour avoir une meilleure vue mais on n’est coince maintenant au milieu de l’embouteillage. On arrête la voiture et on attend qu’ils se réveillent. Pour le moment on ne peut voir que leur patte et leur queue bouger de temps en temps.

Au bout d’une demi-heure, le lion et la lionne se réveillent, ils se font des câlins, le lion vient derrière sa lionne, leur accouplement ne dure que quelques instants, et puis ils se recouchent.

Euh attendez là !!! On vient de voir un lion s’accoupler avec sa lionne ? Et on attendait depuis tout ce temps pour voir ça, on est des voyeurs ! On explose de rire surtout que l’on n’imaginait pas ça comme ça, aussi bref. On est de grands enfants oui oui. 

Il est maintenant temps de rebrousser chemin car le soleil est déjà très bas, il faut retourner au camp avant la fermeture des portes à 17:30.

On roule un peu vite car on ne veut pas rater l’heure. On repasse sur le pont qui domine la rivière, les buffles se sont levés et maintenant broutent les herbes sur les berges.

On fait quelques arrêts rapides sur le chemin car maintenant que la température a baissé les animaux sortent encore plus, on croise des impalas, des éléphants, des gnous et des zèbres.

Nous arrivons au croisement des routes vers Pretoriuskop et Skukuza. C’est par ici qu’en milieu de journée on avait vu le corps de l’impala dans la journée. Il nous reste presque 1 heure avant la fermeture de la gare, on décide de retourner voir l’arbre si le léopard est revenu. Après quelques kilomètres, on voit quelques voitures stoppées sous le fameux gros arbre.

Et quelle chance le léopard est bien revenu. Il est là endormi avec son impala sous le ventre.

On a une vue parfaite sur l’animal, sa taille est impressionnante et semble très calme perché sur son arbre. On n’a plus envie de partir d’autant plus qu’il n’y a presque plus personne maintenant.

L’heure tourne et on ne veut pas risquer d’arriver en retard, on respecte les règles alors on se remet en chemin.

On retourne au promontoire sur le chemin, un petit détour pour admirer le coucher de soleil sur la savane à perte de vue. On sort de la voiture pour s’installer un moment face à ce paysage qui nous rappelle nos rêves d’enfants, génération qui a grandi avec le Roi Lion. 

Cette fois on ne doit plus traîner, on rentre au camp à toute vitesse, on est plusieurs voitures à se suivre à cette heure tardive. Devant les portes du camp, on est arrêté une dernière fois pour un groupe de Nyala qui traverse la route. 

Il est presque 17h30 quand on franchit les portes du camp. ON s’arrête au visitor center pour réserver une activité. Il faut faire la queue au même endroit que pour prendre les clés au check in. Il y an encore de la place pour toutes les activités proposées dont le night drive qui commence dans moins de trois heures. Finalement on craignait de ne pas pouvoir faire d’activités organisées à cause des vacances, ça aussi c’est bon. En attendant que le tour ne commence on fait quelques courses au supermarché que l’on mange rapidement. Il fait presque nuit sur la rivière avec un magnifique coucher de soleil. On profite de la vue dans l’espoir de voir un animal sortir de la forêt pour s’abreuver mais sans succès. C’est notre dernière soirée ici on aura vraiment adoré ce camp de Skukuza, il est grand avec plusieurs restaurants et le point de vue sur la rivière est enchanteur surtout le matin au petit déjeuner.

Ça y est l’heure du night drive est arrivé, on rejoint l’accueil où sont garées les voitures de safari. On est place plus en hauteur que dans les voitures standard par contre c’est à découvert et on craint de prendre froid. On s’est habillé chaudement en conséquence et on a même emmené la couverture d’appoint de la chambre pour la mettre sur les genoux. On est un petit groupe ce soir principalement composé de français. A peine sorti de la porte du camp, on aperçoit un léopard qui en train de chasser.

Incroyable, juste devant le camp ! Le léopard passe à quelques mètres de nous, on est dans un véhicule ouvert à 2 mètres d’un fauve sauvage, le léopard est vraiment costaud c’est impressionnant.

On le suit jusqu’à ce qu’il disparaisse dans les broussailles à la recherche d’une proie. 

On continue notre drive et on croise de nombreux groupes d’impalas et quelques éléphants. Au croisement d’un chemin, encore un autre léopard. Il s’installe sur le bord de la route et grogne. Il n’est pas content de notre présence et le manifeste bruyamment. Selon notre guide, on ne court pas de risque car ce grognement est encore plutôt, c’est comme un avertissement qu’il faut le laisser tranquille.

Après avoir admiré et écouté ce magnifique animal, le plus beau de la savane africaine pour moi, nous continuons notre recherche. Et encore une fois la chance avec nous, cette fois c’est un large groupe de lions mâles qui est tranquillement installé sur la route à profiter de la chaleur du bitume. 

Le guide nous explique que les lions sont en train de préparer leur chasse nocturne et d’ailleurs certains disparaissent dans la nuit épaisse derrière des arbres.

Les autres marchent sur la route puis s’installent juste devant nous. Ils sont là, à quelques mètres de nous, nous sommes à découvert et on ressent un grand respect pour cet animal, sa taille et la puissance sereine qu’il dégage. 

Plus tard, l’autre groupe de lions nous rejoint et nous les suivons avec le véhicule.

Quelle journée incroyable ! On était venu au Kruger en se disant qu’il ne fallait pas trop en demander que la nature sauvage est imprévisible, mais on se dit que l’on est vraiment chanceux, en un peu plus d’une journée on a pu voir presque tous les animaux que l’on imaginait à l’exception du rhinocéros.

On rentre au camp car il est presque 10h, sur le chemin du retour, on retrouve le léopard grognon qui ne veut toujours pas être aimable, il nous grogne toujours dessus. 

Puis une dernière surprise, une hyène traverse la route encore une fois à proximité de la gate, mais pas eu le temps de degainer l'appareil photo qu'elle était déjà loin dans la nuit noire.

On arrive à notre roundavel des étoiles pleins les yeux, quelle journée ! Que d’action qui nous a fait tenir en haleine sans réellement aucun temps mort. Lorsque l’on regarde le ciel ce soir, on ne voit plus aucune étoile, le vent se lève et on vérifie la météo, demain il ne va pas faire beau, fini les belles températures que l’on avait déjà notre arrivée. Est ce que c’est en précision de l’orage que les animaux étaient si actifs aujourd’hui? En tout cas on sera réveillé par le tonnerre comme si les éclairs tombaient à côté de notre roundavel. Le matin, on se dira que c’était le plus effrayant orage de notre vie. Tout est plus impressionnant en Afrique du Sud…